Colombie : parlez-vous le charabiagnol?

Ola les gens

Voilà un mois que nous traînons nos tongs à Santa Marta et ce pour notre plus grand bonheur.

Finis les mouillages d'îles en îles dans les Antilles, place au confort de la marina pour quelques mois et à la découverte du pays.

Nous avons profité de ce premier mois pour faire quelques réparations, baches, voiles, générateur, moteur de l'annexe, vélos, nettoyage de coques, et prendre nos marques. La chaleur est assez épouvantable et l'air ne circulant pas bien sur le bateau, les premières nuits ont été difficiles. J'ai même parfois opté pour des nuits à la belle étoile sur le trampolin à l'avant du bateau (nous allons aussi installer notre hamac).

Puis la vie sociale a repris grâce à machin qui te présente truc et bidule pour finir par l'organisation de BBQ avec tout ce petit monde avec les beaux barracudas de Pescatorus. Nous avons eu la chance d'être présentés à quelques Colombiens qui ont rapidement rejoint nos soirées BBQ (merci Antoine).

Puis, grâce à la présence d'espagnols de Barcelone à nos RDV BBQ, nous avons apprécié les différents accents de la langue qui n'est pas celle de Shakespeare. Du bonheur sans nom d'entendre l'espagnol d'Espagne dont nous pouvions décrypter le sens général, nous sommes descendu d'un cran sur l'échelle bonheur en écoutant l'espagnol de Bogotta avant de redescendre tous les barreaux de l'échelle en écoutant l'espagnol des Costenos (les habitants de la côte Caraïbes, les gens du coin quoi).

Alors les costenos… comment dire… ils mangent tous leurs mots en parlant très vite. Comme dirait mon copain Francis, "on dirait qu'il parlent avec une patate chaude dans la bouche". J'ai appris très rapidement le "habla mas despacio"="parlez plus doucement" pour tenter de déchiffrer ce qu'on me racontait.

Et comme tout est histoire de point de vue, les Colombiens qualifient l'espagnol parlé par les habitants d'Espagne de "prétentieux". Voilà, la boucle est bouclée.

Mes seules bases en Espagnol sont liées à la lecture des premières leçons de la méthode Assimil (n'ayant pas étudié cette langue à l'école). Du coup mon langage s'apparente plus à du charabiagnol qu'à autre chose. Dans les 5 % des cas où mon interlocuteur cause trois mots d'anglais, je passe directement au spanglish.

Quant à Xavier et son petit air latino dont il est fier puisqu'il a l'air un peu local (enfin pas lorsqu'il se balade avec moi)(je ne vous ai pas dit qu'une vieille dame m'a surnommée blondie?), il parle un no-entiendo-gnol.

Explications : un colombien parle à Xavier. Xavier est ravi. Mais Xavier ne comprend pas (puisque lui n'a même pas lu la méthode assimil). C'est à ce moment là qu'il est content d'appeler blondie et de profiter de son charabiagnol.

Afin de transformer mon charabiagnol en espagnol, j'ai cherché des cours qui accélereraient le processus et finalement réussi à trouver un prof aui a pu, hier, confirmer mon niveau courant en charabiagnol.

Alors banzai, nous commençons aujourd'hui nos cours, 1 ou 2h /jour tous les jours pendant un mois. Couplé à la mise en pratique quotidienne, ça devrait nous faire avancer. Nous serons alors prêts pour partir explorer la Colombie, vers la fin septembre.

Bon les gens, je vous laisse avec un petit montage de photos/film sur la marina et on se retrouve fissa pour causer de la ville de Santa Marta.

Hasta luego les gens!

 


 

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